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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Voyageurs et voyages. Incursions culturelles et linguistiques
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:18

VIIe Colloque International Communication et Culture dans la Romania Européenne (CICCRE)

les 15-16 juin 2018

Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie

 

Voyageurs et voyages. Incursions culturelles et linguistiques

La VIIe édition du Colloque International Communication et Culture dans la Romania Européenne (CICCRE) propose comme thème de réflexion et de débat le voyageur et ses voyages, réels ou symboliques, et la manière dont ils se reflètent dans les littératures, les arts et les langues romanes.

Le voyage représente une expérience permanente dans toutes les étapes de la vie de l’homme. Homo viator fait partie de l’épopée de l’humanité et chaque langue le représente à sa manière, dans la sphère du réel ou du symbolique. Les voyages réels, les grandes découvertes, tout comme les grands explorateurs des terres inconnues nous permettent de reconstruire et d’imaginer des itinéraires. En même temps, la littérature transfère le voyage dans le plan de l’imaginaire, du symbolique, de l’inconnu, de l’initiation où le personnage met à l’œuvre sa maturité spirituelle et même toute son existence.

La culture de l’Antiquité (surtout grecque et latine), nous offre des œuvres qui traitent le thème du voyage. Il suffit de rappeler Homère et Virgile qui ont rendu à l’histoire et aux littératures à venir, et surtout à l’imaginaire collectif du monde occidental, la figure du voyageur par excellence et du voyage (maritime ou terrestre)-en tant que punition et sublimation de l’être humain. Ulysse, vainqueur dans les guerres grâce à la force de son intelligence, est, en même temps, vainqueur des espaces lointains grâce à la puissance de son âme. Énée parcourt le monde afin de jeter les fondements d’une des plus grandes civilisations de l’Antiquité. C’est lui qui conduit Dante dans les trois mondes d’au-delà, dans son exploit de compréhension de la condition tragique de l’homme.

Par son célèbre personnage Don Quichotte, Cervantès ajoutera d’autres horizons sémantiques au  voyage et au drame du voyageur. Le Grand Tour, qui constitue, pendant quelques siècles, un rituel obligatoire dans la formation des jeunes aristocrates, ajoute au voyage de nouvelles significations.

À partir du XIe siècle, l’Europe se trouve dans un mouvement de plus en plus intense, grâce à la reprise du commerce et aux voyages des commerçants. Les nouveaux voyageurs, partout dans l’Europe ou au-delà  de ses frontières, sont animés de raisons différentes. Les chevaliers errants parcourent les fiefs afin de se mettre au service des châtelains; les moines pérégrins transmettent dans leurs voyages, à travers le temps et l’espace, les valeurs de la culture chrétienne et antique à la fois; des jongleurs, des troubadours, des trouvères, des artistes, errant d’une Cour à l’autre, laissent dans des œuvres les traces de leur passage dans ces endroits. Les pèlerins et les commerçants, voyageurs par excellence du Moyen Âge, tout comme les grandes découvertes géographiques, les progrès réalisés dans les domaines de la science et de la technique, les changements politiques et religieux de la Renaissance et des siècles suivants changent profondément les conceptions sur le monde et sur la vie.

Le thème du voyage connaît des transformations significatives de nos jours. De nouvelles catégories de voyageurs réels (par exemple les astronautes) et des types différents de voyages littéraires (comme la science-fiction) et linguistiques (les nouveaux langages) apparaissent. On peut y ajouter les catégories de la navigation virtuelle: l’Internet et les réseaux sociaux avec leur jargons pécifiques.

Le voyage -  quelles que soient ses coordonnées - va connaître de nouvelles formes qui reflètent les changements des modèles culturels de référence ou de l’imaginaire collectif, dont les facettes sont nombreuses et dynamiques.

 

Les organisateurs du CICCRE 2018 invitent les participants à l’analyse de ce thème complexe, proposant comme possibles sujets de réflexion et de débat:

  • les héros et les voyages;
  • les voyages initiatiques ;
  • les pèlerins et le thème du pèlerinage ;
  • les voyages dans les mers, les naufrages, les exils ;
  • les voyages terrestres, les migrations, le croisement des civilisations ;
  • les voyages dans l’imaginaire ;
  • la métaphore du voyage dans la musique et dans les arts visuels ;
  • les notes des voyageurs étrangers sur les Roumains et sur leur langue ;
  • le lexique des découvertes géographiques et scientifiques ;
  • la langue– le meilleur moyen de voyager dans le temps ;
  • les mots voyageurs– la circulation des mots dans l’Europe romane ;
  • le jargon des réseaux sociaux ;
  • l’internationalisation des termes.

Tous ceux qui sont intéressés par les voyageset les voyageursainsi que par les incursions linguistiques, littéraires et culturelles dans l’espace de la Romania – enseignants, chercheurs, doctorands – sont invités à proposer des communications dans l’une des sections du colloque: langue et littérature latines; langue et littérature roumaines; le roumain comme langue étrangère; langue et littérature françaises; langue et littérature italiennes ; langue et littérature espagnoles; langue et littérature portugaises; didactique des langues romanes ; histoire et théologie ; musique et théâtre ; beaux-arts.

 

COMITÉ SCIENTIFIQUE

Eugenia ARJOCA-IEREMIA, Professeur des universités, Université de l’Ouest de Timişoara

Florica BECHET, Professeur des universités, Université de Bucarest

Doina BENEA, Professeur des universités, Université de l’Ouest de Timişoara

BERTATibor, Professeur des universités, Université de Szeged

Mirela BORCHIN, Maître de Conférences, Université de l’Ouest de Timişoara

Jenny BRUMME, Professeur des universités, Université « Pompeu Fabra », Barcelone

DHC Norberto CACCIAGLIA, Professeur des universités, Université pour les Etrangers, Pérouse

Giovanni CAPECCHI, Professeur des universités, Université pour les Etrangers, Pérouse

Ioana COSTA, Professeur des universités, Université de Bucarest

Monica FEKETE, Maître de Conférences, Université « Babeş-Bolyai » deCluj-Napoca

Katarzyna Gadomska, Professeur des universités, HDR, Institut des Langues Romanes et de Traductions, Université de Silésie

Elena GHIȚĂ, Maître de Conférences, Université de l’Ouest de Timişoara

José Manuel GONZALEZ CALVO, Professeur des universités, Université d’Extremadura, Cáceres

Ioan IOVAN, Professeur des universités, Université  de l’Ouest de Timişoara

Coman LUPU, Professeur des universités, Université de Bucarest

Marjanucz Laszlo, Professeur des universités, Université de Szeged

Ileana OANCEA, Professeur des universités, HDR, Université de l’Ouest de Timişoara

Adriano PAPO, Professeur des universités, Université d’Udine et le Centre d’Etudes  Adria-Danubia, Duino Aurisina, Trieste

Antonio PATRAȘ, Professeur des universités, Université « Alexandru Ioan Cuza » de Iași

Lăcrămioara PETRESCU, Professeur des universités, Université Alexandru Ioan Cuzade Iași

Elena PÎRVU, Professeur des universités, Université de Craïova

Alessandro ROSSELLI,Professeur des universités, Université de Szeged

Eleonora RINGLER-PASCU, Professeur des universités, Université  de l’Ouest de Timişoara

Mihaela Silvia ROŞCA, Maître de Conférences, Université  de l’Ouest de Timişoara   Leonardo SARACENI, Professeur des universités, Institut supérieur de Musique Francesco Cilea, Castrovillari

Oana SĂLIŞTEANU, Professeur des universités, Université de Bucarest

Maria ŢENCHEA, Professeur des universités, Université  de l’Ouest de Timişoara

Estelle Variot, Maître de Conférences, Aix-Marseille Université, CAER

Violeta ZONTE, Professeur des universités, Université de l’Ouest de Timişoara

 

ORGANISATEURS ET PARTENAIRES 

Le CICCRE est organisé par le Centre d’Études Romanes (CSRT) de la Faculté de Lettres, Histoire et Théologie de l’Université de l’Ouest de Timişoara en partenariat avec l’Université de Szeged (Hongrie).

 

PRÉSIDENTE DU COLLOQUE

Valy CEIA, Maître de Conférences, Université  de l’Ouest de Timişoara, Roumanie

 

COMITÉ  D’ORGANISATION (responsables des sections)

  • Section Langue et littérature latines

Valy Ceia                   valy.ceia@gmail.com

  • Section Langue roumaine et Le roumain comme langue étrangère

Bogdan Țâra              tarabogdan@yahoo.fr

Emina Căpălnăşan      astarteea@yahoo.com

  • Section Littérature roumaine

Dumitru Tucan            btucan@gmail.com

  • Section Langue et littérature italiennes

Mirela Boncea            bonceamirela@yahoo.it

Silvia Paşcu                silvia_mandincea76@yahoo.com

  • Section Langue et littérature françaises

Ramona Maliţa          malita_ramona@yahoo.fr

Mariana Pitar             pitarmariana@yahoo.fr

  • Section langue et littérature espagnoles

Luminiţa Vleja           lumivleja@yahoo.com

  • Section Langue et littérature portugaises

Iolanda Vasile            iolanda.vasile@gmail.com

  • Section Histoire et Théologie

Simona Regep            simonaregep@yahoo.com

Călin Timoc               calintimoc@gmail.com

Remus Feraru             remusferaru@yahoo.fr

  • Section Beaux-Arts

Iosif Mihailo  iosif.mihailo@yahoo.com

  • Section Musique et Théâtre

Lucian Roșca             lucian_r2007@yahoo.com

 

Calendrier du colloque

- La VIIe édition du CICCRE aura lieu les 15-16 juin 2018 à l’Université de l’Ouest de Timișoara, 4 bd. Vasile Pârvan, Timişoara ;

- le 1er mai 2018 : soumission des propositions (titre et résumés en français et en anglais) et envoi du bulletin d’inscription (voir ci-dessous) à ciccre@gmail.com ainsi qu’au(x) responsable(s) de la section choisie (voir les adresses électroniques en haut)

- le 15 mai 2018 : notification d’acceptation aux auteurs.

Les langues de travail du CICCRE 2018 sont : le roumain, le français, l’italien, l’espagnol et le portugais.

 

Frais d’inscription au colloque

La taxe de participation au colloque est de 50 euros ou 230 RON (payables sur place). Les frais d’inscription comprennent la participation au colloque, la documentation, les pauses-café, le déjeuner, le dîner, ainsi que la publication des actes du colloque. L’hébergement et les frais de transport sont à la charge des participants.

 

Bulletin d’inscription (à renvoyer par courriel avant le 1er mai 2018)

Nom(s):

Prénom(s):

Statut (professeur, chercheur, doctorant, etc.) :

Affiliation (université, institut, centre de recherche, etc.)

Courriel électronique:

Section du colloque :

Intitulé de la communication:

Résumés en français et en anglais (200 - 250 mots)

5 mots-clés et 5 Keywords :

Vidéoprojecteur pour la présentation de la communication en diapos : Oui ou non

Appel à communications: La Prison : expériences, imaginaires et créations
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:15

Université de Sfax, 25-26-27 octobre 2018

Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax

Colloque International du Département de Français

 

PRESENTATION

Notre proposition part d’un constat, celui d’un décalage entre, d’une part, la présence considérable de la prison et de ses différents avatars dans la production littéraire et artistique et, d’autre part, le nombre assez limité des études consacrées au sujet. Ce constat en cache un autre, plus précis : la plupart des travaux ayant abordé le motif de la prison, du moins en littérature, l’ont fait généralement de manière thématique, dans le sillage de l’ouvrage fondamental de Victor Brombert, La Prison romantique, centré sur les structures de l’imaginaire et inspiré par les études fondatrices de Gaston Bachelard et de Gilbert Durand.

Il s’agirait, dans le cadre de ce colloque, de traiter, non pas exclusivement le thème littéraire de la prison, mais plutôt la question de la prison. Car la prison pose véritablement question et se révèle un objet d’étude fondamentalement complexe et problématique, situé au carrefour de plusieurs domaines de la pensée (littérature, arts, mais aussi histoire, sociologie et philosophie), et par là même susceptible d’être appréhendé sous plusieurs angles d’attaque.

Une réflexion, prolongeant d’une certaine manière le travail de Victor Brombert, pourrait s’articuler autour des différents modes de représentation de la prison dans le champ littéraire et artistique, et analyser les multiples associations psychiques, imaginaires et existentielles qu’elle est à même de convoquer. Imprégnant souvent la manière dont le monde est perçu, la temporalité pénitentiaire a en effet ceci de particulier qu’elle situe le personnage en dehors du temps cyclique habituel, comme le montrent exemplairement La Métamorphose ou La Colonie pénitentiaire de Kafka.

L’état de réclusion peut altérer la perception du temps subjectif, contraindre la communication interpersonnelle, mettre à rude épreuve le corps et l’intimité, menacer l’intégrité morale et physique du sujet, mais il peut aussi, de manière assez paradoxale, favoriser et même déclencher l’acte de création, en confrontant le captif à une solitude à la fois douloureuse et féconde, et en ouvrant chez lui un regard autre, souvent réflexif et lucide, sur lui-même et sur le monde.

Une deuxième approche, portant essentiellement sur la sociopoétique de la prison, pourrait envisager la possibilité et l’intérêt d’une périodisation qui, tout en interrogeant la prégnance du paradigme de la prison au fil des siècles, essaierait, dans le sillage ouvert par les travaux de Michel Foucault et de Gilles Deleuze, d’avancer des hypothèses sur des liens significatifs entre les « aléas » de cette présence – son essor tout comme son déclin ou son éclipse périodiques – et l’existence d’une réalité historique, d’un discours idéologique ou d’une logique sociale de l’enfermement.

Serait aussi examinée complémentairement, sous cet angle, l’évolution de la perception de la prison, de la vision souvent romantique du XIXe siècle (que l’on pense à Hugo, Stendhal, Nerval ou encore Baudelaire) à la vision désenchantée ou, parfois, révoltée des productions contemporaines.

La prison, à travers ses nombreuses manifestations, pourra également être appréhendée dans une optique proprement métapoétique. L’analyse de la fonction symbolique et métaphorique des lieux de l’incarcération et de la claustration (le cachot, la geôle, la cellule, le bagne, le couvent, l’école, l’usine, la caserne, la maison close, l’asile, la résidence surveillée, le ghetto, les lieux de l’exil…) conduira nécessairement à l’exploration minutieuse de leur potentiel métapoétique.

Saisi ainsi dans une perspective de réflexivité ou de mise en abyme textuelle, le lieude l’enfermement pourra tour à tour renvoyer au psychisme du créateur, à la clôture (l’autonomie) de l’œuvre proprement dite, ou encore à la vocation ou à la définition même du créateur.

Sans prétendre à l’exhaustivité, quelques pistes de réflexion peuvent être suggérées. Ces propositions, nullement restrictives, indiquent simplement des directions de recherche. La priorité sera donnée aux sujets originaux et aux questionnements nouveaux et pluridisciplinaires autour de la problématique de la prison :

  • Les imaginaires de la prison ou la prison à l’épreuve de l’expression littéraire et artistique : l’écriture et la production carcérales : formes, styles et ethos ; la prison entre « mythe » et réalité ; les distorsions de l’histoire et la fictionnalisation du vécu carcéral ; les postures, stratégies et scénographies auctoriales.
  • La prison, le social et le politique : l’institution carcérale, les stratégies de contrôle et les mécanismes du pouvoir et du contre-pouvoir ; la prison et la marginalité ; la prison comme microcosme social, laboratoire d’observations et terrain d’affrontement idéologique.
  • La prison et la création : quels rapports ? Créer en prison : contraintes de la réclusion et ingéniosité créatrice ; les « cris gravés » (Apollinaire) ; les supports d’expression picturale en milieu pénitentiaire (dessins, graffiti, tatouages…) ; les formes d’expression spontanées et brutes ; la création verbale : le jargon et l’argot de la prison ; les phénomènes linguistiques de cryptage, de dérivation, d’hybridation.
  • La prison, entre hantise, conjuration et devoir de mémoire : le témoignage et ses valeurs (réparatrice, historique et documentaire) ; le pouvoir du texte, de l’image, du dessin ; catharsis et sublimation ; les thérapies artistiques et les ateliers de création en milieu carcéral.
  • Les expériences de la prison : prison réelle, prison imaginaire, prison fantasmée ; les récits des camps et des prisonniers politiques ; l’appréhension de la temporalité et de la spatialité pénitentiaires ; le corps, l’intimité, la parole et l’identité en souffrance en milieu carcéral ; les détours et les stratagèmes de la communication carcérale.
  • La prison comme métaphore : avatars, figurations et expressions de l’enfermement au fil des siècles ; les nouvelles prisons « modernes » (la société, l’école, l’entreprise, l’administration, Internet, les réseaux sociaux, la télévision…).

 

COMMUNICATIONS

Les propositions de communications (titre, résumé – une vingtaine de lignes –, 5 mots clés) seront accompagnées d'une courte notice bibliographique et envoyées au plus tard le 10 juin 2018 à l'adresse suivante : prisonentouteslettres@gmail.com

30 juin 2018 : notification de la liste des communications acceptées.

Les textes définitifs devront être envoyés dans le mois suivant le colloque à la même adresse électronique.

 

COMITE SCIENTIFIQUE 

Mohamed BOUATTOUR (Université de Sfax)

Arbi DHIFAOUI (Université de Sfax)

Samia KASSAB CHARFI (Université de Tunis)

Kamel SKANDER (Université de Sfax)

Mustapha TRABELSI (Université de Sfax)

Dominique VIART (Université Paris X)

 

COMITE D'ORGANISATION 

Dorra ABIDA FEKI (Université de Sfax)

Sameh BEN LAKHAL (Université de Sfax)

Hafedh BEN ALI (Université de Sfax)

Ola BOUKADI (Université de Sfax)

Wafa ELLOUMI (Directrice du Département de Français, Université de Sfax)

Fatma FAKHFAKH (Université de Sfax)

Yamen FEKI (Université de Sfax)

Yosra FRIKHA (Université de Sfax)

Taïeb HAJ SASSI (Université de Sfax)

Makki REBAI et Kamel Skander (Coordinateurs du colloque, Université de Sfax)

 

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE : 

ARDOUREL CROISY (Marion), « Parler en prison au XIXe siècle : la parole enfermée, un enjeu de pouvoir », in Sarga Moussa (dir.), Le XIXe siècle et ses langues, Actes du Ve Congrès de la Société des Études Romantiques et Dix-neuviémistes, http://etudes-romantiques.ish-lyon.cnrs.fr/wa_files/Langues-Ardourel.pdf

ARMAND (Jean-Michel), L’Argot des prisons, dictionnaire du jargon taulard et maton du bagne à nos jours, Paris, Horay, 2012.

BALANDIER (Franck), Les Prisons d’Apollinaire, Paris, L’Harmattan, 2001.

  • Des poètes derrière les barreaux, Paris, L’Harmattan, 2012.

BEGUIN (Albert), L’Âme romantique et le rêve, Paris, Corti, 1939.

  • « Les Poètes et la Prison », in Création et destinée, Neuchâtel, A la Baconnière, 1973.

BENJAMIN (Walter), Paris, capitale du XIXe siècle. Le Livre des Passages, en partic. le chapitre « L’intérieur et la trace ».

BERCHTOLD (Jacques), Les Prisons du roman : XVIIe-XVIIIe siècles : lectures plurielles et intertextuelles de Guzman d'Alfarache à Jacques le fataliste », Genève, Droz, 2000.

BESOZZI (Claudio), Les Prisons des écrivains. Enfermement et littérature aux XIXe et XXe siècles, Vevey, Editions de l'Aire, 2015.

BROMBERT (Victor), La Prison romantique. Essai sur l’imaginaire, Paris, Corti, 1976.

CARLETTI (Lorenzo), « Les graffitis des prisonniers politiques à Vicopisano (Pise) : une question de conservation », Fabula / Les colloques, Les éphémères, un patrimoine à construire, URL : http://www.fabula.org/colloques/document2932.php

COMBESSIE (Philippe), Sociologie de la prison, Paris, La Découverte, « Repères », 2009.

CROISY (Marion), La prison dans la littérature française du XIXe siècle. Représentations romanesques et imaginaire social de la modernité carcérale, Thèse de doctorat en littérature française dirigée par Paolo Tortonese et soutenue le 02-12-2016 à Sorbonne Paris Cité,

DEDEYAN (Charles), Stendhal : captivité et captif ou le mythe de la prison, Paris, Didier Erudition, 1998.

DELEUZE (Gilles), Pourparlers, Paris, Les Éditions de Minuit, 1994. 

  • « Post-scriptum sur les sociétés de contrôle », in Pourparlers 1972-1990, Les Éditions de Minuit, Paris, 1990.

DU CAMP (Maxime), « Les Prisons de Paris », in Revue des Deux Mondes, t. 83, 1869.

Ecriture et prison au début de l'âge moderne, dossier des Cahiers du Centre de Recherches Historiques, 39 | 2007, http://ccrh.revues.org/3345

EL BASRI (Aïcha), L’imaginaire carcéral de Jean Genet, Paris, L’Harmattan, coll. « Espaces littéraires », 1999.

FOUCAULT (Michel), Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1975.

GOFFMAN (Erving), Asiles, Paris, Editions de Minuit, 1968.

HIGELIN (Audrey), « Habiter la prison : la question de l’espace carcéral dans l’œuvre

de Berthet One, ancien détenu devenu dessinateur », in   https://criminocorpus.hypotheses.org/4438

KALIFA (Dominique), « Prisons à treize sous. Représentations de l’enfermement et imprimés de masse à la fin du XIXe siècle », Revue d’histoire du XIXe siècle, n° 20-21, 2000, p. 203-215.

Lettres d’exil, d’enfermement, de folie, Actes du colloque de Caen, 16-18 juin 1991, Paris, Champion, 1993.

MAYEN GUIMIER (Marthe), Prison vécue – Prisons imaginées au XIXe siècle, Thèse de doctorat, Grenoble III, 1989.

MÉCHOULAN (Eric), ROSELLINI (Michèle)  et CAVAILLÉ (Jean-Pierre), dir., Ecrire en prison, écrire la prison (XVIIe-XXe siècles)Les Dossiers du Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l’Histoire du Littéraire, 01 | 2011, http://dossiersgrihl.revues.org/4874

MORAND (Bernadette), Les Écrits des prisonniers politiques, Paris, PUF, coll. « Sup. Section Littératures modernes », 1976.

PERROT (Michelle) (dir.), L’impossible prisonRecherches sur le système pénitentiaire français, Paris, Seuil, 1980.

  • « Écrire en prison au XIXe siècle », in Les Ombres de l’histoire, Paris, Flammarion, 2001.

PETIT (Jean-Guy), « Les historiens de la prison et M. Foucault », in Sociétés et Représentations, n° 3, novembre 1996.

PETRESCU (Maria), L’image de la prison dans la littérature française et québécoise du XXe siècle, 2013,

https://uwspace.uwaterloo.ca/bitstream/handle/10012/7454/PETRESCU_MARIA....

POULET (Georges), « Piranèse et les poètes romantiques français », NRF, n° 160-161, avril-mai 1966, p. 660-671 et p. 849-862.

« PRIGIONI », numéro spécial de Lectures, V, 12, juin 1983.

« PRISONS », Romantismerevue du XIX e siècle, n° 126, Paris, Armand Colin, 2004.

STAROBINSKI (Jean), L’Invention de la liberté, Genève, Skira, 1964.

  • « Préface » à La Colonie pénitentiaire de Kafka, Fribourg, Librairie de l’Université de Fribourg, Paris, Egloff, 1945.

STEINMETZ (Jean-Luc), « Les Malheurs du récit », postface à Madame Putifar de Pétrus Borel, éd. Régine Deforges, 1972.

VARAUT (Jean-Marc), Poètes en prison, de Charles d’Orléans à Jean Genet, Paris, Perrin, 1989.

YOURCENAR (Marguerite), « Les prisons imaginaires de Piranèse », NRF, n° 97, janvier 1961, p. 63-78.

VARAUT (Jean-Marc), Poètes en prison, Paris, Perrin, 1992.

VIMONT (Jean-Claude), « Graffiti en péril », in Sociétés & représentations, n° 25, 2008, Éditions de la Sorbonne,  p. 193-202 [en ligne : https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2008-1-page-193...

  • « Le caricaturiste enfermé. L’histoire de la justice en France et les représentations iconographiques » in Pascal Dupuy (dir.), Histoire, images, imaginaire, Pise, Edizioni Plus, 2002, p. 147-163.

 

CfP: Winckelmann’s Victims. The Classics: Norms, Exclusions and Prejudices
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:12

Ghent University (Belgium), 20-22 September 2018

 

CONFIRMED KEYNOTE SPEAKERS:

Liz Prettejohn (University of York)

Mark Vessey (University of British Columbia)

Irene Zwiep (University of Amsterdam)

 

ADVISORY BOARD: Liz Prettejohn (University of York) – Irene Zwiep (University of Amsterdam) – Anders Cullhed (University of Stockholm) – Elizabeth Tyler (University of York) – Ingela Nilsson (university of uppsala) – Marinus Burcht Pranger (University of Amsterdam) – Bart Van Den Bossche (University of Leuven) – Rita Beyers (University of Antwerp) – Jürgen Pieters (Ghent University) – Marco Formisano (Ghent University)

 

Der einzige Weg für uns, groß, ja, wenn

 es möglich ist, unnachahmlich zu werden, is

die Nachahmung der Alten.”

 Johannes Winckelmann

 

 

Classics played a major and fundamental role in the cultural history of Western Europe. Few would call this into question. Since the Carolingian period, notably ‘classical’ literature has served as a constant source and model of creativity and inspiration, by which the literary identity of Europe has been negotiated and (re-)defined. The tendency to return to the classics and resuscitate them remains sensible until today, as classical themes and stories are central to multiple contemporary literary works, both in ‘popular’ and ‘high’ culture. Think for instance of Rick Riordan’s fantastic tales about Percy Jackson or Colm Tóibín’s refined novels retelling the Oresteia.

At the same time, this orientation and fascination towards the classics throughout literary history has often —implicitly or explicitly— gone hand in hand with the cultivation of a certain normativity, regarding aesthetics, content, decency, theory, ... Classical works, and the ideals that were projected on them, have frequently been considered as the standard against which the quality of a literary work should be measured. Whether a text was evaluated as ‘good’ or ‘bad’ depended on the extent to which it could meet the ‘classical’ requirements. Probably the most famous example of someone advocating such a classical norm was the German art critic Johannes Winckelmann (1717-1768), whose death will be commemorated in 2018. His Geschichte der Kunst des Altertums may be considered as the embodiment of the idea that the classics should be the norm for aesthetic or even any evaluation, such as, in Western Europe, it has recurrently cropped up, to a greater or lesser degree, from the Early Middle Ages until modern times.

Almost inevitably, this normativity has implied, shaped and fed prejudices and thoughts of exclusion towards literary features and aesthetic characteristics that seemed to deviate from classical ideals. Throughout literary history, examples occur of literary works, styles and genres that were generally appreciated within their time or context of origin, yet whose quality was retrospectively called into question because they were said not to be in accordance with the classical norm as it prevailed at the moment of judgement. Sometimes, this has even applied to whole periods. The persistence of similar assessments up until today is telling for the impact classical normativity still exercises. Besides, literary texts, though clearly not created to conform to the ‘classical’ standard, have been ‘classicized’ during judgement, being forced by a critic to fit into a classical framework and celebrated for its so-called imitation of antiquity. Even the Classics themselves often had and have to obey to this process of ‘classicization’. Therefore, with a sense for drama, one could say that all these works, literary forms, periods, etc. have seriously ‘suffered’ from the prejudices born from classics-based normativity, being the ‘victims’ of Winckelmann-like ideas concerning ‘classical’ standards.

This conference aims to consider classical normativity with its including prejudices and exclusions as a case-study for cultural self-fashioning by way of European literature. It seeks to explore how the normative status ascribed to the classics and the ensuing prejudices have, from the Early Middle Ages to modern times, influenced and shaped thoughts and views of the literary identity of Western Europe. Therefore, we propose the following questions:

  • What are the processes behind this normativity of the Classics? Is it possible to discern a conceptual continuum behind the time and again revival of the Classics as the norm for ‘good’ literature? Or, rather, are there clear conceptual and concrete divergences between succeeding periods of such ‘classical’ normativity?
  • What are the links (conceptual, historical, aesthetic, political, …) between the normativity of the Classics and the excluded ones, both in synchronic and diachronic terms? How does literary normativity of the Classics imply literary prejudices and exclusions?
  • How has normativity of the Classics with its prejudices and exclusions imposed an identity on European literature (and literary culture)?
  • What does this normativity of the Classics with its prejudices and exclusions mean for the conceptualization of European literary history?

Besides these conceptual questions, we also welcome case studies that may illustrate both the concrete impact of classical normativity and concrete examples of prejudice and exclusion as resulting from this normativity. We think of topics such as

  • the Classics themselves as victims of retrospective ‘classical’ normativity
  • the exclusion of literary periods that are considered non- or even contra-classical (baroque, medieval, …) and the clash with non-European literature
  • literary ‘renaissances’ and their implications
  • classical normativity and its impact on literatures obedient to political aims (fascism, populism, …)
  • literary appeal to the classics as a way of structuring and (re-)formulating society (‘higher’ liberal arts vs. ‘lower’ crafts and proficiencies, literary attitudes towards slavery, …)

 

We accept papers in English, French, German, Italian and Spanish. Please send an abstract of ca. 300 words and a five line biography to relics@ugent.be by 15 April 2018.

 

 

 

ORGANISATION: Wim Verbaal, Paolo Felice Sacchi and Tim Noens are members of the research group RELICS (Researchers of European Literary Identities, Cosmopolitanism and the Schools). This research group studies historical literatures and the dynamics that shape a common, European literary identity. It sees this literary identity as particularly negotiated through languages that reached a cosmopolitan status due to fixed schooling systems (Latin, Greek and Arabic), and in their interaction with vernacular literatures. From a diachronic perspective, we aim to seek unity within the ever more diverse, literary Europe, from the first to the eighteenth century, i.e. from the beginning of (institutionally organized) education in the cosmopolitan language to the rise of more national oriented education.

 
Appel à communications: Pensées secrètes des académiciens : Fontenelle et ses confrères
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:09

Colloque international organisé par la Bibliothèque Mazarine,

le CELLF (Centre d’étude de la langue et des littératures françaises / Sorbonne Université)

et La Lettre clandestine, avec le soutien de l’Institut de France.

Paris, Bibliothèque Mazarine et Institut de France, 27-28 juin ; Sorbonne, 29 juin 2019

Comité d’honneur : Catherine Bréchignac (secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences), Jean Chambaz (Président de Sorbonne Université), Pascale Cossart (secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences), Xavier Darcos (chancelier de l’Institut de France), Alain Tallon (Doyen de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université), Michel Zink (de l’Académie française, secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres).

Comité scientifique : Miguel Benítez, Olivier Bloch, Guido Canziani, Marie-Hélène Cotoni, Nicholas Cronk, Jean Dagen, Robert Darnton, Carole Dornier, Antony McKenna, François Moureau, Gianni Paganini, Claudine Poulouin, Jeroom Vercruysse, Catherine Volpilhac-Auger.

Comité d’organisation : Geneviève Artigas-Menant (CELLF), Claire Carpentier (CELLF), Patrick Latour (bibl. Mazarine), Christophe Martin (directeur du CELLF), Alain Mothu (CELLF), Pierre-François Moreau (IHRIM, directeur de la Lettre clandestine), Alain Sandrier (Université Paris Ouest Nanterre), Maria Susana Seguin (Université Paul-Valéry, IHRIM, IUF), Yann Sordet (directeur de la Bibl. Mazarine).

 

ARGUMENTAIRE La Bibliothèque Mazarine, au sein même du Palais de l’Institut, siège des Académies, conserve un exceptionnel ensemble de volumes manuscrits, datant pour la plupart du XVIIIe siècle, qui reflètent un courant de pensée érudit, critique et intellectuellement subversif. Les recherches des dernières décennies ont montré que beaucoup de ces manuscrits, philosophiques et clandestins, ont des liens avec le milieu des Académies, Académie française, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Académie des Sciences. Ils sont presque tous anonymes, mais on les a souvent attribués à des académiciens, tels que Fontenelle (1657-1757, Ac.française 1691, Ac. des Sciences 1697), l’abbé Jean Terrasson (1670-1750, Ac. des Sciences 1707, Ac. française 1732), Jean-Baptiste de Mirabaud (1675-1760, Ac. française 1726, secrétaire perpétuel 1742), Nicolas Boindin (1676-1751, Ac. des Inscriptions 1706), Nicolas Fréret (1688-1749, Ac. des Inscriptions 1714, secrétaire perpétuel 1742), Jean Lévesque de Burigny (1692-1785, Ac. des Inscriptions 1756), Voltaire (1694-1778, Ac. française 1746). On en attribue aussi à certains de leurs amis comme le comte de Boulainvilliers (1658-1722) ou Dumarsais (1676-1756). Dans ce contexte d’autres personnages sont évoqués : Camille Falconet (1671-1762, Ac. des Inscriptions 1716), Duc de Noailles (1678-1766), Dortous de Mairan (1678-1771, Ac. des Sciences 1719, Ac. française 1743), Louis-Jean Lévesque de Pouilly (1691-1750, Ac. des Inscriptions 1722), Jean-René de Longueil marquis de Maisons (1699-1731, membre honoraire de l’Académie des sciences en 1728), Charles Pinot-Duclos (1704-1772, Ac. des Inscriptions 1738, Ac. française1747).

Les travaux du colloque pourront s’appuyer sur un vaste travail collectif, fruit d’une collaboration internationale, l’Inventaire des manuscrits philosophiques clandestins de la Bibliothèque Mazarine (IMPC) qui présente une analyse détaillée de toutes ces copies manuscrites en y joignant l’ensemble des informations et des rapprochements qu’elles appellent. Cet Inventaire est disponible depuis mai 2017 sur le site de la Mazarine. Depuis juillet 2017, la base Philosophie Cl@ndestinedonne par ailleurs accès à la liste des manuscrits philosophiques clandestins de toutes les bibliothèques mise à jour à partir de la liste publiée par Miguel Benítez (La Cara oculta de las Luces, 2003). Ce colloque a l’ambition de faire le point sur les relations des milieux académiques, au XVIIIe siècle, avec la pensée libre et hétérodoxe que véhiculent les manuscrits philosophiques clandestins. On peut penser que, parallèlement à leurs activités intellectuelles publiques dans le domaine des sciences, de l’érudition et des Belles Lettres, une partie des académiciens et de leurs amis poursuivait des échanges confidentiels sur des questions philosophiques et religieuses, échanges auxquels ils ne souhaitaient, ou ne pouvaient pas donner un caractère public. C’est sur cette vie intellectuelle double que le colloque veut attirer l’attention. Il s’agira, autour des collections de la Bibliothèque Mazarine (manuscrits et imprimés), de mettre en évidence l’existence d’un groupe discret d’hommes de grande culture au sein des Académies de la fin du règne de Louis XIV à l’avènement de Louis XVI. Ce qui les rapproche, c’est une même inspiration critique fondée sur l’esprit d’examen, le refus des préjugés, le goût de l’érudition. Cette inspiration se double d’un souci de discrétion qui participe d’une attitude contemporaine attachée à la clandestinité intellectuelle. Le colloque sera accompagné d'une exposition.

Propositions de communication Les communications porteront sur les aspects les plus divers du phénomène, de l’originalité des personnages à leur communauté d’intérêts. Elles pourront avoir un caractère prosopographique en rassemblant des informations sur la vie et les activités de chacun. Elles pourront s’intéresser aux cercles privés auxquels appartiennent les académiciens et à leurs relations dans la société contemporaine. Elles pourront étudier la cohérence et la signification de certains groupements de textes réunis dans des recueils ou des collections. Elles pourront explorer de façon synthétique les sujets auxquels s’intéressent particulièrement les personnalités concernées. Elles pourront étudier le lien entre la philosophie clandestine et la culture du secret parmi les académiciens de la génération de Fontenelle et au-delà. Elles pourront approfondir, dans une perspective d’histoire du livre, les questions de production, de circulation et de collection des copies manuscrites, notamment à partir des ensembles repérés à la Mazarine par l’Inventaire. Elles pourront aussi développer la comparaison entre ces copies et d’autres copies des mêmes textes. Elles pourront, dans une perspective d’histoire des milieux et des mentalités, éclairer le phénomène par les connaissances que nous avons de l’histoire des Académies. En s’appuyant sur la documentation disponible dans ce domaine, on pourra tenter de rapprocher les activités ostensibles des académiciens et leurs curiosités secrètes. Le cas de Fontenelle étant à la fois représentatif et particulier en raison de l’abondance de ses écrits et du rôle qu’il a joué tant à l’Académie des Sciences qu’à l’Académie française, une journée entière lui sera consacrée, le samedi 29 juin.

Les interventions ne devront pas dépasser trente minutes. Les propositions de communication seront adressées à l'adresse contact@bibliotheque-mazarine.fravant le 1er septembre 2018. Elles seront accompagnées d’un résumé d’une dizaine de lignes. Une réponse définitive sera donnée le 1er novembre 2018.

https://www.bibliotheque-mazarine.fr/fr/evenements/actualites/pensees-secretes-des-academiciens-fontenelle-et-ses-confreres-appel-a-communication

Source: Fabula

Appel à communications: Penser la rupture: définitions et représentations
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:07

Journée d’études 23 novembre 2018, Université catholique de l’Ouest - Angers

Dans le cadre du programme « Ruptures » de l’équipe de recherche LÉMIC (Littérature – Étrangéité – Mutations – Identités culturelles)

Cette journée d’études s’inscrit dans le programme des rencontres scientifiques « Ruptures » de l’équipe de recherche pluridisciplinaire LÉMIC, inauguré par deux Journées d’études « Ruptures : Approches méthodologiques » (17 novembre 2017 et 15 juin 2018).

La troisième journée d’études a pour ambition de s’interroger plus en profondeur sur le sens et les usages de cette notion familière mais floue, en questionnant les significations et les représentations qui lui sont associées selon les contextes linguistiques, historiques et sociétaux. L’hypothèse de départ est que la rupture est une catégorie d’intelligibilité de l’histoire des hommes et des sociétés. Elle contribue à construire une représentation du temps et de l’espace.

L’objectif scientifique est donc, dans une première étape, de penser la rupture. Cela implique de circonscrire préalablement ce concept, d’en délimiter le champ sémantique, en somme, d’évaluer la pertinence de son statut conceptuel.

Quels phénomènes ce concept éclaire-t-il ? Quelles sont les limites de validité du concept ? Quels échos d’époques lointaines ou révolues évoque-t-il ? Quelle place tient-il dans la construction d’un récit ? Quel en est l’usage idéologique ? Quelle résonance revêt-il dans notre société en ce début de XXIe siècle ?

L’atelier de réflexion visera, dans une perspective interdisciplinaire, à proposer des définitions efficientes de ce concept faussement évident, à le re-définir, ou à en fournir une exploration compréhensive en s’appuyant sur des faits empiriques. Il s’agit au fond de s’interroger sur la qualité du concept de « rupture », sur son utilité théorique et sa pertinence comme cadre d’analyse des événements qui structurent les sociétés. Dans cette perspective seront bienvenues des contributions de réflexion théorique aussi bien que des études de cas concrets dans tous les champs disciplinaires envisagés.

Par la combinaison des deux approches (théorique et empirique), nous ambitionnons de conforter le bien-fondé de la notion de rupture comme paradigme de recherche, tout en dégageant de nouvelles pistes méthodologiques d’analyse de faits, phénomènes ou processus jusqu’ici peu ou insuffisamment explorés.

Les propositions peuvent émaner de différents champs disciplinaires (histoire, sociologie, anthropologie, littérature, sociolinguistique, traductologie, philosophie, sciences politiques, droit, cinéma…), et adopter des approches méthodologiques variées (essais, synthèses, études comparées, études de cas).

*****

Les propositions de communication ne devront pas excéder les 500 mots. Elles comporteront :

Nom, prénom, rattachement institutionnel, courriel, titre de la communication.

Elles seront accompagnées d’un court CV.

Les propositions sont à envoyer avant le 18 juin 2018 à :

carole.bauguion@uco.fr

annie.birks@uco.fr

mathieu.dubois@uco.fr

daniel.leveque@uco.fr

L’annonce des propositions retenues sera faite début juillet.

*****

Les communications se feront en français et ne devront pas excéder 20 minutes, pour permettre un échange de 10 minutes.

 

URL DE RÉFÉRENCE

https://www.uco.fr/fr

 
Source: Fabula

New Publications

Christopher J. Lane, Callings and Consequences
Posted: 28 Jan 2022 - 15:50

Christopher J. Lane, Callings and Consequences: The Making of Catholic Vocational Culture in Early Modern France (Montreal and Kingston: McGill-Queen’s University Press, 2021). ISBN paperback: 978-0-2280-0855-2, $34.95; ISBN hardcover 978-0-2280-0854-5; ISBN PDF 978-0-2280-0975-7; ISBN ePub 978-0-2280-0976-4. See below for 20% discount.

 

The concept of vocation in an early modern Catholic setting calls to mind the priesthood or religious life; we sometimes assume that to be “called” by God meant to leave the lay state. Beginning in the mid-seventeenth century, French Catholic clergy began to promote the innovative idea that everyone, even an ordinary layperson, was called to a vocation or “state of life” and that discerning this call correctly had implications for one’s happiness and salvation, and for the social good.

 

Callings and Consequences analyzes the origins, growth, and influence of a culture of vocation that became a central component of the Catholic Reformation and its legacy in France. The reformers’ new vision of the choice of a state of life was marked by four characteristics: urgency (the assertion that one’s soul was at stake), inclusiveness (the belief that all Catholics, including lay people, were called to their state), method (the use of proven discernment practices), and liberty (the belief that this choice must be free from coercion, especially by parents). No mere passing phenomena, these vocational reforms engendered enduring beliefs and practices within the repertoire of global Catholic modernity, even to the present day.

 

An illuminating and sometimes surprising history of pastoral reform, Callings and Consequenceshelps us to understand the history of Catholic vocational culture and its role in the modernizing process, within Christianity and beyond.

 

Praise:

"It is hard to explain why the striking change in French discourse around vocation in the early modern era has gone almost unstudied, but from the point of view of the faithful, this was one of the biggest innovations of early modern Catholicism. Callings and Consequences provides a crucial introduction to the topic, filling a major gap in our understanding of the early modern Catholic world. All serious scholars of early modern Catholicism should read this book." Jotham Parsons, Duquesne University (author of The Church in the Republic: Gallicanism and Political Ideology in Renaissance France)

 

Table of Contents:

Introduction

1 – Before the Rigorist Turn: The Catholic Reformation of Vocation in the Long Sixteenth Century

2 – Urgency: Vocational Rigorism and the Dangers of Choosing Poorly

3 – Inclusiveness: Lay Vocation in a Rigorist Framework

4 – Method: Systematizing the Discernment Process

5 – Liberty: Parental Involvement without Parental Coercion

Conclusion

L'argent du libertinage (dir. E. Turcat)
Posted: 28 Jan 2022 - 15:30

Peut-on être libertin sans en avoir les moyens? De la noblesse décadente du Grand Siècle à la bourgeoisie parvenue des révolutions en passant par le demi-monde arriviste des Lumières, l'argent joue partout un rôle crucial, même lorsqu'il se métamorphose en une via crucis.

Site de l'éditeur

Table des matières

SOMMAIRE 
Le libertinage doré : la culture matérielle de l'inclination au XVIIe siècle 
KATHRYN A. HOFFMANN 
L’avare de Molière : richesse et ascension sociale face au libertinage 
ALICE BROWN 
L’argent du libertinage dans les Mémoires de Brienne le Jeune 

CLAIRE QUAGLIA

Finance, fraude, libertinage : mythe et histoire dans Le paysan parvenu et Manon Lescaut

JULIA LUISA ABRAMSON  
Manon des ressources ? Le roman de Prévost comme livre de raison 

ERIC TURCAT
Margot la ravaudeuse ou la réussite d’une fille du monde 

DENIS D. GRÉLÉ  

Zola ou le libertinage des Rougon sous le Second Empire 

ENCARNACIÓN MEDINA ARJONA  

Le thème de l’argent chez Léon Bloy. Un sujet socialiste ? 

GIOVANNI DOTOLI

Métamorphoses et mutations dans la littérature, les arts et l'histoire des idées (dir. P. Civil, R. Mondola, N. Peyrebonne et E. Sánchez García)
Posted: 28 Jan 2022 - 10:27

Métamorphoses et mutations dans la littérature, les arts et l'histoire des idées. Espagne, France, Italie (XVIe-XVIIIe siècle), dir. P. Civil, R. Mondola,  N. Peyrebonne  et E. Sánchez García, Paris, H. Champion, 2022.

La production littéraire et artistique des XVIe-XVIIe siècles a souligné une commune « fascination pour le transitoire et le protéiforme », à contre-courant de l’idéal d’harmonie et de permanence des formes, effets d’un monde en bouleversement, marqué par l’éphémère et l’indéterminé.

Dans l’espace culturel extrêmement relié que configuraient alors l’Espagne, l’Italie et la France, le concept de métamorphose, élargi à celui de mutation, s’est imposé en de multiples formulations.

Au-delà de la référence au texte fondateur des Métamorphoses d’Ovide et de son puissant imaginaire mythologique, sont abordées dans cet ouvrage les représentations littéraires et plastiques, érudites et « populaires », de la transformation de l’être humain en animal ou en élément naturel, et inversement.

Les œuvres phares de Dante, du Tasse, de Cervantès, de Rabelais… ainsi qu’une multiplicité de textes moins connus, dans les domaines de la prose de fiction, de la poésie et du théâtre, s’offrent à des études de cas de métamorphoses, prétextes à des réflexions implicites sur l’instabilité du monde, sur l’inachèvement et l’inaccompli, sur le temps et la mort.

D’un pays à l’autre, d’une forme à l’autre, d’une structure à l’autre, l’époque varie ainsi les perspectives à l’infini, en un jeu de miroirs parfois déformant, porteur à la fois d’illusions et de révélations.

Nathalie Peyrebonne et Pierre Civil sont spécialistes du Siècle d’Or espagnol et enseignent à l’Université Sorbonne Nouvelle.

Encarnación Sánchez García et Roberto Mondola sont professeurs de langue et culture de l’Espagne classique et contemporaine à l’Università degli Studi di Napoli L’Orientale.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nicolas Fontaine, Mémoires ou histoire des Solitaires de Port-Royal (éd. Pascale Thouvenin)
Posted: 28 Jan 2022 - 10:22

Nicolas Fontaine,  Mémoires ou histoire des Solitaires  de Port-Royal, éd. Pascale Thouvenin, Paris, H. Champion, 2022 (réimpression en version brochée de l'édition de 2001).

Voici pour la première fois le texte original des célèbres Mémoires de Nicolas Fontaine – le secrétaire de Lemaître de Sacy – où Sainte-Beuve voyait « de tous les ouvrages sur Port-Royal, celui qui nous en donne la plus vive et la plus parfaite idée… Nous entendons causer Pascal et Sacy, nous voyons d’Andilly se lever en souriant et venir à nous le long de ses espaliers en fleurs ».

Gravement mutilé par les éditeurs du XVIIIe siècle, ce « livre inimitable » retrouve enfin ses couleurs natives, grâce à la découverte par Pascale Thouvenin du manuscrit autographe, disparu depuis près de trois siècles. Le magnifique Entretien de M. Pascal avec M. de Sacy sur Epictète et Montaigne peut désormais être lu à la fois dans son intégralité et au sein du riche éventail d’entretiens qui nous font entendre Saint-Cyran, Singlin, Antoine Lemaître, la duchesse de Longueville ou Angélique Arnauld d’Andilly.

Témoin unique de la vie des Solitaires, Fontaine propose un parcours introspectif à l’imitation des Confessions de saint Augustin, un accomplissement de la littérature du moi, un monument du souvenir associant avec élan augustinisme et séduction.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

 

Les Pennonages lyonnais. De la milice populaire à la garde bourgeoise (xvie-xviiie siècle) (Olivier Zeller)
Posted: 15 Jan 2022 - 15:10

Olivier Zeller, Les Pennonages lyonnais. De la milice populaire à la garde bourgeoise (xvie-xviiie siècle), Paris, Classiques Garnier, 2022.

L’ouvrage traite des diverses évolutions de la milice lyonnaise du xvie siècle à la Révolution, de la convivialité festive à la géostratégie anti-émeutes. Par là, l’histoire de la milice devient le miroir des relations sociales grâce aux analyses spatiales, symboliques, politiques et littéraires que nous offre cette étude.

Nombre de pages: 1073

Parution: 12/01/2022

Collection: Histoire des Temps modernes, n° 10

ISBN: 978-2-406-11989-0

ISSN: 2276-2582